Accueil Geek Bernard Denimal chanteur du générique de Ken le Survivant est mort zast Bernard Denimal est mort le 15 septembre 2026. Le nom ne parlera pas à grand monde. La voix, en revanche, tout le monde la connaît : c’est lui qui chante le générique français de Ken le Survivant, celui qui ouvrait les épisodes diffusés dans le Club Dorothée à partir d’octobre 1988.Le générique de Ken le Survivant, diffusé dans le Club Dorothée en 1988 La chanson tient en une minute. Une rythmique martiale, un refrain qui répète le prénom du héros, un texte qui déroule le programme de la série : l’héritier des maîtres chinois, Julia, la bombe atomique, les méchants à démonter. Musique de Gérard Salesses, le compositeur maison d’AB Productions, paroles signées Jean-Luc Azoulay. À l’époque, personne ne se pose la question du générique japonais. « Ai wo Torimodose » de Crystal King, le fameux « You wa shock », n’arrivera dans les oreilles françaises que bien plus tard, avec les VHS d’import puis le DVD. Pendant dix ans, pour toute une génération, Hokuto no Ken commence par la version de Denimal. Dans une interview accordée au Dorothée Blog, il racontait que c’était celui qu’il préférait enregistrer, le plus nerveux du lot. Il ajoutait avoir découvert après coup que la série faisait scandale pour sa violence. Chez AB, on ne disait pas aux chanteurs sur quoi ils travaillaient. Dr Slump, Cherry Miel, Galaxy Express : quatre génériques et puis c’est tout Bernard Denimal n’a interprété que quatre génériques, tous au tout début du Club Dorothée : Ken le Survivant, Dr Slump, Cherry Miel et Galaxy Express. Il a aussi enregistré des chansons dérivées, dont « La promesse de papa » pour Georgie, « Le grand défi » pour Lamu et « La nouvelle venue » pour Juliette je t’aime. Il quitte AB Productions en 1989. Quatre titres, c’est peu. Deux d’entre eux accompagnent des séries devenues des piliers absolus du patrimoine otaku français, ce qui explique qu’on parle encore de lui presque quarante ans après. AB Productions et ses chanteurs de l’ombre C’est Gérard Salesses, un ami, qui le fait venir chez AB. Denimal travaillait alors dans la musique publicitaire. Le rythme de production est celui de l’époque : il fallait livrer vite et il lui est arrivé d’écrire lui-même des textes à la place de Jean-Luc Azoulay quand le planning dérapait. Son nom apparaît rarement sur les disques et les cassettes. Il disait ne pas courir après cette reconnaissance. C’est tout le système AB résumé en une phrase : une poignée de voix visibles, Bernard Minet en tête, et derrière, des interprètes que le public a écoutés mille fois sans jamais connaître leur tête. Minidou, la pub et la retraite en 2006 Après AB, il retourne à la publicité. On lui doit notamment la voix des spots Minidou, ce qui fait de lui un cas assez rare : deux souvenirs sonores des années 80 pour le prix d’un, le générique le plus bourrin du Club Dorothée et l’ourson le plus doux du rayon lessive. Il prend sa retraite en 2006.Voir aussizastGeek 25 août 2026Pixbid : achetez vos pixels et affichez votre site sur une grille d’un million de cases Pourquoi ce générique reste culte chez les trentenaires et quadras Les génériques français des années Dorothée ont mauvaise réputation, souvent à raison. Textes expédiés, arrangements synthétiques, adaptations qui n’ont rien à voir avec l’original japonais. Celui de Ken tombe pourtant juste. Il est direct, un peu ridicule et il colle parfaitement au ton de la VF, cette adaptation qui a transformé une série post-apocalyptique en fête du n’importe quoi. Aujourd’hui les puristes regardent la série en VOSTFR, Crystal King en ouverture et c’est très bien comme ça. Mais si vous avez connu la diffusion TF1, il y a de fortes chances que la première chose qui vous vienne en tête quand on dit « Ken », ce soit la voix de Bernard Denimal. source Rui Pascoal sur Generique tv party
zastGeek 25 août 2026Pixbid : achetez vos pixels et affichez votre site sur une grille d’un million de cases