Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot pilotent Excel tout seuls : qui s'en sort le mieux ?
Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot pilotent Excel tout seuls : qui s'en sort le mieux ?

Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot pilotent Excel tout seuls : qui s’en sort le mieux ?

Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot pilotent Excel tout seuls : qui s'en sort le mieux ?

Jusqu’ici les IA savaient répondre à des questions sur Excel. Elles ne savaient pas faire Excel. La différence est énorme. Avec Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot, quelque chose a basculé : on lui donne un fichier, on lui décrit ce qu’on veut, et l’IA prend les commandes du tableur à notre place. Elle ouvre les onglets, lit les données éparpillées, écrit les formules, monte les tableaux croisés dynamiques, génère les graphiques. Toute seule, du début à la fin. J’ai voulu voir si cette promesse tenait vraiment la route donc j’ai mis les deux face à un exercice complet, sans intervenir une seule fois.

L’exercice Excel que j’ai préparé à la main

Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot pilotent Excel tout seuls : qui s'en sort le mieux ?

J’ai construit un classeur multi-onglets pour simuler une vraie situation de travail. Le premier onglet s’appelle « Tableau » et c’est celui que l’IA doit remplir. Les autres contiennent les données sources éparpillées : un onglet « Prénoms » avec une liste de clients, un onglet « Régions » pour répartir géographiquement les ventes, un onglet « Achats » avec les montants, un onglet « Réductions » avec les pourcentages, un onglet « Vendeurs » pour attribuer chaque vente à un commercial.

Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot pilotent Excel tout seuls : qui s'en sort le mieux ?

La consigne tient en quelques lignes. L’IA doit remplir le tableau principal en allant chercher les bonnes données dans chaque onglet avec des recherches V (la fonction RECHERCHEV pour ceux qui ne connaissent pas), créer un tableau croisé dynamique qui ventile les chiffres par vendeur, par région et par carte graphique, puis générer un graphique par région et un graphique par vente. Bref, un exercice classique de pilotage commercial que beaucoup font à la main toutes les semaines.

Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot pilotent Excel tout seuls : qui s'en sort le mieux ?

J’ai aussi glissé un petit piège dans l’énoncé. Rien de tordu, juste une formulation légèrement ambiguë sur laquelle une IA peut facilement se vautrer si elle ne fait pas attention. C’est exactement le genre de truc qui arrive dans une vraie demande utilisateur donc parfaitement représentatif.

Ce que l’IA doit comprendre toute seule pour piloter Excel

On a tendance à minimiser ce qu’il y a derrière cette idée d’IA qui fait Excel. Quand on demande à un modèle de remplir un tableau avec des données éparpillées sur cinq onglets, il doit enchaîner une cascade de raisonnements. Ouvrir le fichier, identifier la structure générale tout seul, comprendre quelles colonnes contiennent quoi, faire le lien entre les noms d’onglets et leur contenu, choisir la bonne fonction de recherche, décider comment l’écrire, où la coller, comment la dupliquer pour toutes les lignes, vérifier que ça marche, passer à l’étape suivante.

Sans parler du tableau croisé dynamique. Pour le construire correctement, l’IA doit saisir l’intention métier derrière une consigne courte comme « ventile par vendeur, région et carte graphique ». Ce n’est pas trivial. Pour les graphiques, elle doit choisir le bon type de visualisation, sélectionner les bonnes plages, gérer la mise en page. À chaque étape, il y a une dizaine de décisions à prendre seule, sans qu’on lui dise comment faire.

C’est ça qui change tout. Pas le fait que ces IA savent rédiger du texte ou répondre à des questions, on le sait depuis longtemps. Le fait qu’elles prennent le contrôle d’un logiciel complexe à interface graphique et qu’elles naviguent dedans comme si elles l’utilisaient depuis dix ans. C’est ce paradigme que je voulais vraiment tester, au-delà des démos marketing.

La règle du test : zéro intervention humaine

Une seule règle : je ne touche à rien. L’IA reçoit l’énoncé, elle se débrouille. Si elle me demande une autorisation pour modifier les cellules, je clique oui, mais je ne lui donne aucun coup de pouce sur la méthode, sur les formules ou sur la mise en forme. Le but est de voir ce que ces outils valent en autonomie totale, exactement comme ils sont vendus.

Pour Claude, j’ai installé le plugin officiel via le Microsoft Marketplace avec mon abonnement Claude. Pour Copilot, j’utilise mon abonnement Office 365 qui l’intègre nativement. J’ai aussi ajouté un chronomètre dans le coin de l’écran qui affiche le vrai temps de travail, même quand j’accélère la vidéo, pour ne tricher sur aucune seconde.

Claude Opus 4.7 prend les commandes : 8 minutes 45 secondes au compteur

Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot pilotent Excel tout seuls : qui s'en sort le mieux ?

Je lance Claude avec l’énoncé. Première chose qui se passe : il me demande l’autorisation de modifier les cellules. Logique côté sécurité, un poil lent côté efficacité, mais bon, je clique oui et il démarre. Il analyse les onglets, identifie les sources de données, structure mentalement sa logique avant d’écrire la première formule.

Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot pilotent Excel tout seuls : qui s'en sort le mieux ?

Et là, ce qui m’a vraiment scotché : à mi-parcours, Claude se rend compte tout seul qu’il s’est trompé. Il avait commencé à remplir le tableau dans le mauvais sens, il s’en aperçoit, il efface, J’ai dû l’aider.

Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot pilotent Excel tout seuls : qui s'en sort le mieux ?

Le revers, c’est que ça lui coûte du temps. Et c’est ce qui pèse au final dans le chrono.

Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot pilotent Excel tout seuls : qui s'en sort le mieux ?

Il termine à 8 minutes 45 secondes. Toutes les formules sont bonnes, les recherches V tapent dans les bons onglets, le tableau croisé dynamique est correctement structuré, les graphiques sont générés. Sur le fond, le boulot est fait. Et entièrement par lui.

Microsoft Copilot prend les commandes : 3 minutes 22 secondes

Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot pilotent Excel tout seuls : qui s'en sort le mieux ?

Même exercice, même énoncé, je lance Copilot. Premier constat, il réfléchit beaucoup au départ. Pendant un bon moment on a l’impression qu’il ne se passe rien, juste un indicateur qui tourne. Et puis d’un coup il part. Étape 1, étape 2, étape 3, ça enchaîne sans temps mort.

Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot pilotent Excel tout seuls : qui s'en sort le mieux ?

Copilot ne demande aucune autorisation et n’a pas de phase d’autocorrection visible. Il fait son boulot du premier coup, sans hésitation. À 3 minutes 22 secondes, c’est terminé. Le tableau principal est rempli, le tableau croisé dynamique est en place, les graphiques sont générés.

Claude Opus 4.7 et Microsoft Copilot pilotent Excel tout seuls : qui s'en sort le mieux ?

Sur la vitesse pure, il n’y a pas photo. Copilot va presque trois fois plus vite que Claude sur exactement le même exercice. Sauf qu’en IA comme dans la vraie vie, aller vite ne veut pas dire faire mieux.

Le comparatif côte à côte des deux fichiers Excel

J’ai mis les deux fichiers en split screen pour les comparer en détail. Sur le tableau principal, les deux ont les mêmes valeurs. C’est rassurant, ça veut dire que les formules sont exactes des deux côtés et que les recherches V tapent au bon endroit. On peut refaire le même test avec d’autres données, on n’aura pas de mauvaise surprise sur les calculs.

Sur les tableaux croisés dynamiques, on est aussi bon partout. Claude et Copilot ont tous les deux fait la ventilation par vendeur, par région et par carte graphique correctement. Pareil sur le graphique par région, c’est propre des deux côtés.

Et c’est là que les différences arrivent. Claude a placé son graphique pile sur la cellule qui contient un résultat important. Du coup, quand on reçoit le fichier et qu’on déplace le graphique pour voir ce qu’il y a en dessous, on se demande pendant trente secondes ce qu’il a fait. C’est un défaut de design, pas une erreur de calcul, mais c’est exactement le genre de truc qui agace en condition réelle.

Mais le gros souci de Claude, c’est qu’il s’est trompé en effaçant le tableau de l’énoncé et que j’ai dû l’aider.

Le verdict : lequel choisir pour faire son Excel ?

Honnêtement, je n’arrive pas à les départager. Sur la vitesse, Copilot écrase. Trois fois plus rapide, c’est significatif quand on enchaîne les fichiers toute la journée. Sur la qualité du rendu, les deux livrent un travail correct, avec des défauts différents qui se valent à peu près.

Mon conseil, ça dépend de l’usage. Pour beaucoup de fichiers simples avec gain de temps brut en priorité, Copilot servira mieux. Pour des dossiers complexes où on veut que l’IA réfléchisse vraiment au problème avant d’agir, Claude Opus 4.7 a une approche plus intéressante mais il est capable d’effacer des données importantes.

De toute façon, ces deux outils ne sont pas exclusifs : on peut très bien avoir les deux installés et choisir au cas par cas selon la nature du fichier qu’on a à traiter.

Pour récupérer le plugin Claude pour Excel, c’est par ici sur le Microsoft Marketplace : https://marketplace.microsoft.com/en-us/product/office/WA200010725?tab=Overview

La vidéo du Claude Opus 4.7 contre Copilot : quelle IA fait votre Excel toute seule ?

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